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A Propos De Guermaz

  • Le cercle des amis de Guermaz
  • Abdelkader Guermaz est un peintre non figuratif de la nouvelle Ecole de Paris,l'ainé de la génération des fondateurs de l'art algérien moderne.

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 12:40

 

NOTORIETE  DE  GUERMAZ-  (1919-1996)

 

1/4 Guermaz, un des acteurs du Mouvement abstrait algérien et de l’Abstraction lyrique en France :

 

Guermaz   a été, sans conteste, l’un des peintres algériens les plus inspirés et les plus talentueux de la « génération des années 30 », dont il était d’une dizaine d’années l’ aîné .

Avec ses amis peintres,  Khadda  (1930-1991) , Benanteur  (1931 ),  puis  Aksouh  (1934 ) quelques années plus tard , il fut, au milieu des années 50, l’un des fondateurs de la peinture algérienne moderne de tendance abstraite .

A  Paris   , où il s’établit en 1961 et fit évoluer son œuvre pendant 35 ans au sein de la Nouvelle Ecole de Paris, il a  pu être considéré comme un des meilleurs adeptes de l’Abstraction lyrique en France.

 

Son œuvre fut présentée dans de très nombreuses expositions, en Algérie comme à Paris et en province, mais aussi dans maints Salons de peinture internationaux.

Les amateurs d’art ont eu pour elle un particulier attachement : ils ont cédé à la beauté et à l’enchantement de ses «  compositions »  , empreintes de musicalité , à  leur harmonie des  couleurs, des lignes et des plans , à la transparence de la couche picturale qui servait son dessein  de donner à ses toiles un caractère surnaturel et en quelque sorte métaphysique , à la maîtrise de son travail de la matière apportant une contribution décisive à l’élaboration de la forme...

 

 Ses collectionneurs lui ont su gré de leur avoir fait  partager  l’émotion qu’il a éprouvée au contact du  monde   et de leur avoir permis d’entrevoir cette lumière « divine et éthérée »,  puisée au plus profond de lui-même  ,  reflétée  puis  réfléchie dans son œuvre.

Il ne s’est toutefois pas refusé d’avoir d’autres sujets d’inspiration, et d’avoir recours, dans ses huiles,  ses aquarelles, ses pastels, ses gravures et ses encres,  à autant  de vocabulaires plastiques ,  de choix de formes , de couleurs et de matières , que son goût de la recherche et le plaisir de peindre lui ont suggérés.

 

Rien d’étonnant à ce que sa  peinture soit  entrée dans un grand nombre de collections publiques et privées.

Elle est  présente  au Musée National des Beaux Arts d’Alger et  à celui d’Oran  , et  plusieurs  de ses œuvres ont fait l’objet d’acquisitions en 1963 et  1967 par le Fonds Municipal  parisien d’Art Contemporain  , puis par le Fonds National d’Art Contemporain en 1977.

Elle  l’est aussi dans maintes  collections privées, en France et dans beaucoup de pays d’Europe,  mais aussi au Canada, aux Etats-Unis, en Iran, au Japon, et au Moyen-Orient.

 

La critique a tenu  Guermaz  en haute estime , tant qu’elle a pu avoir connaissance de l’évolution de son œuvre,  et a  reconnu en lui « un vrai peintre », « sans concessions »  et « indifférent aux modes » .Elle s’est interrogée sur le regard qu’il a porté sur le monde et sur les choses  -rêve ou réalité ?  -  et, dans des textes souvent admirables de profondeur et de justesse, elle a  su très bien  discerner  le sens qu’il a voulu donner à sa double démarche picturale et spirituelle.

 

       Pierre REY

 

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 08:40
Humilité devant ses œuvres : « ça, je n’aime pas, c’est mauvais ». « Je me demande comment j’ai pu faire ça. ». On ne sait jamais quand ça s’arrête. De temps en temps, c’est raté, et on recommence à zéro. Devant les primitifs, je n’ai plus qu’un désir : être enterré vivant ; mais on est là et il faut vivre. J’ai la chance de vendre, ce qui me permet d’aller me promener si je n’ai pas envie de peindre, si ça ne vient pas. (Je ne peins pas tout le temps : je suis un  lymphatique.) Je peux aujourd’hui acheter les meilleures couleurs, alors que lorsque je ne vendais pas, j’en étais souvent réduit aux crayons de couleur, à la caricature Place St Michel, ou à la peinture dans la rue à Montmartre. Je suis très attentif à la technique des couleurs car une toile doit tenir longtemps. On doit préparer soi-même ses fonds. Je voulais devenir pianiste, mais j’avais des mains trop petites. Debussy, c’est très difficile.


Les restaurateurs ont rendu la Joconde verte. Tout le monde s’y précipite sans raison. Il y a des gens qui confondent la peinture et la décoration. (Il raconte de manière très savoureuse son aventure chez une dame qui aurait voulu, sous prétexte de lui acheter une toile, obtenir de lui des conseils de décoration.) Tout doit s’équilibrer dans un tableau, les couleurs doivent s’accorder et se mettre en valeur les uns les autres. On ne sait pas où l’on va, sinon on utilise un procédé, et ce n’est plus de la peinture. Il y a beaucoup de faux naïfs. L’amateur arrive et dit « ça me plait » ou « ça ne plait pas », et c’est son droit, mais en face, le tableau représente un long travail. Il faut faire un  effort pour se rendre disponible, laisser le tableau entrer en soi. Le tableau est une méditation. Il n’y a plus de peintres exigeants comme Rouault qui brûlait beaucoup de ses œuvres, et se relevait la nuit pour trouver une couleur. Il faut, par touches, épaisseurs successives, faire vibrer les couleurs. 
Devant les primitifs : « j’ai envie de disparaître, de m’effacer, mais je suis là, et il faut faire quelque chose. L’admiration ne doit pas paralyser. »

Apprécie Music et son économie de moyens. A parlé de la force des apôtres (les quatre évangélistes) encore aujourd’hui, parce qu’ils étaient vrais. La révolution que représentaient les paroles du Christ : « tu aimeras ton ennemi ».

Si je comprends l’ennemi, si je lui montre que je le comprends, il n’y a plus d’ennemi. Difficultés de la communication. Il faut prendre son temps. Aujourd’hui tout le monde va trop vite. De son grand tableau de mon cabinet : «  c’est le silence. »

Il faut apprécier un instant agréable avec l’idée qu’il pourrait très bien être unique, ne jamais se répéter. Il faut que la peinture soit à l’abri de l’agitation ambiante. Il faut faire le vide et le silence.

Guermaz, un autre jour :

Il n’y a pas de bonne peinture sans authenticité. Je ne peux pas refaire toujours la même chose. Il faut trouver autre chose. Il faut aller au-delà (de Nicolas de Staël et des autres).


Personne ne peut dire : « suivez-moi » parce qu’il n’y a personne à suivre. Il faut faire chacun son propre chemin pour se « brancher » sur le centre. Quand on est branché le courant passe et ça se voit. Si on est ego-centré ou excentré, on n’est pas branché sur le centre. Il ne faut pas vivre dans le passé, seul compte le présent. Le peintre en train de dessiner ou de peindre n’est pas là, contrairement aux apparences, et il reproduit pas ce que ses yeux voient. Il est ailleurs. Quelque chose passe par lui. On ne peut pas lui demander comment il fait, car il ne le sait pas. Simplement il fait, autre chose que son métier de peintre. Il n’y a plus de berger. ».

Il aime les trous qui donnent de la lumière et de la profondeur. Il aime l’économie de moyens, les silences, l’aquarelle. Il oppose l’Etre et l’Avoir. L’Etre : « je suis celui qui suis », la source sur laquelle il faut se brancher à l’intérieur. L’éternité, ce n’est pas après la mort, c’est tout de suite, c’est maintenant ; il a été influencé par les Pères blancs, leur humilité. Mais il n’aime pas qu’on s’en rapporte à un dogme.

Il refuse de faire une seule concession pour faire carrière. Il ne veut faire que ce qu’il a envie de faire. Il faut, dit-il, faire les petites choses et les grandes choses, c. à d. perdre du temps aux choses indispensables de tous les jours sans oublier les choses importantes.


« J’ai vu cela dans la méditation » m’a-t-il dit, au sujet des reliefs avec une lumière derrière, comme dans le Bosch que je lui ai montré et auquel il n’avait pas songé en travaillant. Il faut arriver à la plénitude dans la joie (car l’Etre est un pôle positif). Tout doit bouger, vivre, dans le tableau. Tout doit monter et descendre, vibrer.


auteur:Jean-Michel Laroche

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 08:36
Petit accent pied noir. Parle facilement de sa peinture. Une toile doit tendre à la plénitude. Reproche à Giacometti quelque chose d’anguleux qui divise. Aime surtout Bonnard. Aime également Braque et Juan Gris, mais pas leur systématisation cubiste qui divise. L’architecture, le contenu de la toile doivent être peints d’abord, comme chez les maîtres anciens. Puis commence le vrai travail du peintre qui consiste à lui donner de la transparence, des vibrations (ce travail que l’on retire avec les vernis quand on restaure un tableau, comme cela est fait actuellement). Aime Debussy. Chante des opérettes. 


Il ne part d’aucun paysage réel. Il construit un tableau. Si nous y voyons un désert, c’est que nous avons en nous l’image du désert. Il m’a parlé de la qualité des blancs qu’il mettait dans ses sortes de phosphorescences. Il ne faut pas ajouter quelque chose pour taper dans l’œil. Amour du métier bien fait. Humilité. Il lui arrive de rater des tableaux. Il repart alors à zéro en recouvrant sa toile ou en la retournant. Il m’a parlé de Rouault qui déchirait les toiles qu’il trouvait ratées, quelque soit l’avis des critiques. Il part dans une certaine direction sans savoir ce qui va en résulter. « Ce tableau-là n’est pas bon ». Il aime les anciens maîtres flamands et leur conscience dans la réalisation des détails. Il aime Uccello et Piero della francesca. Il ne prétend pas faire des chefs d’œuvres. Il essaye d’aller le plus loin possible pour que la peinture soit un reflet de la vie intérieure. Il faut s’avoir s’arrêter avant qu’il soit trop tard, avant d’abîmer le tableau. Ne pas y revenir beaucoup pour qu’il ne perde pas une certaine spontanéité . Il aime le métier bien fait. Il faut qu’un tableau tienne. Il faut la ferveur.


auteur:Jean-Michel Laroche

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 17:06
C’était un jour de 1968. Philippe me téléphone « Anne –Marie, je voudrais que vous veniez très vite à la galerie! Je prépare l’accrochage de quelques unes des toiles d’un peintre intéressant dont j’ai fait très récemment la connaissance. J’aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez ... C’est très important! »

Je m’y rends dès le lendemain. Philippe m’y reçoit et me met en présence de quelques unes de ces toiles ....J’en suis aussitôt éblouie, transportée, et j’éprouve une sorte de vertige!

A l’ évidence, j’ai le sentiment profond, que j’assiste à l’avènement d’un « nouveau monde »... !

J’en fait part à Philippe, et, très vite, je décide de faire l’acquisition de deux d’entre elles.

Je n’ai pas, à vrai dire, rencontré Guermaz ce jour la. C’est étrange, car il était bien, m’a-t-on dit, présent à la galerie à l’heure de ma visite! Mais il ne s’était pas fait reconnaître! Avec beaucoup de discrétion et d’humilité, il était en effet occupé à entretenir la belle rampe de la galerie qui est une oeuvre de César....

Je n’ai fait sa connaissance que le lendemain, lors du vernissage.

Guermaz était souriant, heureux d’être entouré, élégant, presque excentrique, veste, chemise et foulard de couleur ...

Philippe me le présente. Guermaz s’enquiert de savoir si j’ai fait les Beaux Arts ... tant j’apprécie sa peinture! Puis il me demande: « Qui étés vous? » Je lui réponds : « Je ne sais pas, Monsieur, car je n’ai pas assez de mots pour exprimer tout ce que je ressens en présence de votre œuvre! ».

A l’issue du vernissage, nous convenons d’un rendez vous pour le samedi suivant! Pendant des années, environ 20 ans, j’aurai la joie de le rencontrer chaque samedi.

Je me souviens des promenades que nous avons faites ensemble dans Paris, au Quartier Latin, à Montmartre, aux Champs Elysées, de nos visites dans les galeries, rue de Seine, ou rue Mazarine, où nous retrouvions nos amis de la galerie Entremonde, dans les Salons où son œuvre était exposée, ou dans les musées. Je me rappel aussi qu’il se rendait chez Silvia Monfort, comédienne de très grand talent et Directrice du Carré, pour discuter de certains des textes qu’elle y présentait. Je me souviens de nos après midis au cirque qu’il aimait tant, ou au cinéma - ah « Les Dix Commandements »! que nous avons vus et revus, ainsi que le film Ben Hur -. Mais je me rappelle aussi du restaurant « Chinois » et de la brasserie Corona où nous parlions pendant des heures de peintures de musique etc., et des bistrots de la rue de La Huchette ou nous nous retrouvions pour déjeuner.....

Combien de fois l’ai-je accompagné lorsqu’il allait chercher des toiles et des couleurs - on sait avec quel soin il les choisissait - et combien de fois l’ai je raccompagné à l’atelier où Isabelle Rouault lui permettait de travailler et ou j’ai acquis les plus belles oeuvres de ma collection!

Lors de nos rencontres, Guermaz était gai, disert, il aimait rire, mais toujours avec retenue; sa conversation était intéressante à tous égards! Il m’entretenait souvent de science, de philosophie, de Dieu, de l’amour divin, sans toutefois parler de « religion », car il n’aurait jamais juré que Dieu existe! Non, sa foi était tout autre: Dieu n’était il pas Esprit? disait il.

Guermaz était heureux. Oui, mais heureux dans la souffrance d’une démarche spirituelle très exigeante qui lui demandait tant de sacrifices!

Il était on ne peut plus généreux, alors qu’il menait une vie simple et modeste. Mais il ne s’est jamais plaint de ses conditions de vie difficiles.

Ce qu’il souhaitait avant tout c’était d’être libre et en paix!

Il nous a quittés, mais son oeuvre demeure! Merci.

Guermaz merci d’être venu dans notre belle France pour nous apporter une vérité par votre peinture.

Paris est universel pour de tous les esprits de valeur, me disait il. Regardez le Anne-Marie, dans tout sa splendeur et toute sa beauté quand il est dans la brume …

GUERMAZ MERCI - Vous serez toujours avec nous qui vous connaissons.

Anne-Marie Rochard-Ibstedt

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 17:27

Article de Daniel Bourdier  : Rencontre avec Guermaz

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 17:50

Cet enfant de Mascara fut l’aîné des pionniers de la peinture moderne algérienne. L’écrivain Hamid Skif qui prépare un livre sur lui nous en parle et fait parler Pierre Rey, passionné de ce peintre.

Par fidélité à l´histoire de ma famille et à mon enfance, j´ai décidé d´écrire une biographie du peintre Abdelkader Guermaz (1919-1996). Je ne vais pas expliquer, ici, les détails de cette histoire. L´essentiel est de dire qu´il est vital de rendre à l´actualité l´un des plus grands peintres algériens, disparu à Paris dans le silence de l´Algérie officielle.

 

Je sais que ce travail sera ardu, long, difficile. Guermaz, si ouvert à la complexité du monde,  avait aussi ses jardins secrets. Je vais devoir voyager dans le passé, exhumer des pans d´histoire, interroger des spécialistes, des témoins, des parents, des amis, visiter les lieux où il a vécu, sentir les odeurs de ses paysages, vibrer aussi à l´évocation de la profondeur de ses recherches. Il me faudra faire tout cela en ayant à l´esprit les premières images que ma mémoire d´enfant a gardé au plus profond d´elle-même : celle d´un géant qui me fascinait.

 

Pierre Rey figure parmi ceux que j´ai décidé d´interviewer pour écrire cette biographie. Il est un des meilleurs connaisseurs de l´œuvre d’Abdelkader Guermaz. Depuis 1970, année de leur rencontre, il collectionne et étudie ses toiles. Juriste doublé d´un économiste (il est licencié en droit et docteur en sciences économiques), Pierre Rey a suivi, par passion, des études en histoire de l´art et obtenu un DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies) à l´Institut d´Art et d´Archéologie de Paris I.

 

Ayant mené toute sa carrière dans le marketing et les études économiques d’une entreprise française de production de verres spéciaux destinés à l´industrie et la science, Pierre Rey  a voyagé en Espagne, Grèce et Italie pour parfaire sa formation artistique. Au terme de sa vie professionnelle, il consacre son temps à l´œuvre de Guermaz. Méthodique, il établit un programme de recherche et entame l´écriture d´articles (1) avant d´être associé en mai 2003, dans le cadre de « Djazaïr, Une Année de l’Algérie en France », à l’organisation, par l’A.D.E.I.A.O (2) d’une exposition de l’œuvre de Guermaz.

 

Aujourd´hui, Pierre Rey et son groupe de relations contribuent activement à faire connaître l’œuvre de Guermaz au travers du « Cercle des Amis » du peintre qui entretient un site Internet et compte organiser plusieurs manifestions pour lui rendre hommage.

 

 

 

L´INTERVIEW

 

 

 

Dans quelles circonstances avez-vous connu Guermaz ?

 

Je ne le connaissais pas avant la découverte fortuite de son oeuvre à la galerie Entremonde, rue Mazarine, à Paris, en 1970. Quelque temps après, je ferai la connaissance de cet homme attachant, généreux, amical et disert, mais aussi discret, ne se livrant pas volontiers, appréciant de se retirer pour méditer.

 

 

Quelle a été votre première impression devant une toile de Guermaz ?

 

J’ai éprouvé une émotion profonde, un choc ! Du seul mouvement de la matière  picturale, toute en vibrations, à la surface de la toile uniformément blanche, je crus entrevoir l’infini ! Je me portai aussitôt acquéreur de cette œuvre d’une très haute inspiration.

 

 

Comment qualifieriez-vous sa peinture ?

 

Comme un « pont »  entre les deux rives de la Méditerranée, celle d’un peintre non-figuratif algérien de l’Ecole de Paris, l’aîné des fondateurs de l’art algérien moderne. Acteur du « mouvement abstrait » algérien, il a bien été aussi un des meilleurs représentants de l’Abstraction Lyrique  en France. Si vous le permettez, je vais vous retracer quelques étapes de sa démarche.

 

Dans les années 40, nous pouvons dire qu´il adhère à la conception figurative des « Peintres de la Réalité Poétique » (natures mortes, scènes de la vie oranaise). Entre les années 1955 et 1970, il entre  dans la voie de l’abstraction : expression des sensations et des émotions éprouvées au contact du monde et au moyen des seules ressources du vocabulaire plastique : insertion d’une infinité de taches de couleur dans un réseau de lignes verticales et horizontales dont le noir renforce la structure. Les années 70 témoignent de son engagement dans une démarche spirituelle : recherche de la lumière et de la plénitude, des œuvres uniformément blanches qui se peuplent bientôt de « signes », de taches de couleur qui s’assemblent en de petits ensembles et donnent naissance à des « paysages », lieux de mémoire et territoires « mythiques », mais aussi  témoignages  des pas que le peintre accomplit sur la voie de la sagesse. Enfin, entre 1980 et 1996, ses  œuvres deviennent plus abstraites encore, ses « paysages » s’épurent, dévoilent un univers de sable et de roches mises a nu, et s’ouvrent de proche en proche sur l’infini. L’artiste semble déjà percevoir l’espace « cosmique ».  Toutefois, Guermaz ne s’est pas interdit de traduire d’autres états d’âme que la sérénité, et a eu recours à autant de vocabulaires plastiques, de choix de formes, de couleurs, de matières, que son goût de la recherche et son plaisir de peindre lui ont suggérés.

 

 

Quelle était sa manière de travailler ?

 

Guermaz s’est dit lui-même  à la fois « artisan » (il choisissait avec soin ses toiles), « alchimiste» (il savait maîtriser les réactions chimiques des pigments sur la toile) et « créateur », car il fut toujours à la recherche de l’ « harmonie » dans la construction du tableau, le choix des couleurs afin de  donner un « ton » à la toile et d’obtenir une « structure  de couleurs » à partir d’ « équilibres » n’excluant pas des « contrepoints ».

 

De même, il aura une manière tout à fait particulière de faire surgir la lumière des profondeurs de la couche picturale et accordera une place prépondérante au travail de la matière à la surface de la toile, contribuant ainsi à l élaboration de la forme.

 

 

Pouvait-il vivre de sa peinture ?

 

A sa sortie de l’Ecole des Beaux-Arts d’Oran, il expose très vite ses œuvres à la galerie Colline (Oran), mais pour  vivre, il est «peintre en lettres»  et rédacteur à Oran Républicain. A Paris, il sera un temps correspondant du journal « La République »  d´Oran, et fera  des « portraits-minute » tout en participant à des Salons et en vendant ses toiles à des amateurs éclairés. De la fin des années 60 à 1981, il exposera ses toiles à la galerie Entremonde et vivra modestement de sa peinture, mais sa préoccupation première sera, jusqu’à sa mort, de poursuivre et faire évoluer son œuvre, véritable témoignage et accomplissement de son engagement spirituel.

 

 

Quels étaient, selon vous, les rapports de Guermaz avec les peintres de sa génération ?

 

A la galerie Colline, il a côtoyé des peintres tels qu’Ali Khodja, Bachir Yellès, Benaboura, Bouzid, Laidi, Mesli et des artistes d’origine européenne, tels qu’Oudot Caillard, Poncelet, Clavé, Pelayo, Daufin. Il a entretenu d´excellents rapports avec eux et a été l’ami de Benanteur,  Bouqueton, Galliero, Nallard, Pouget, Vicente. A Paris, il a admiré, aux cimaises des galeries, Bissière, Bazaine, Moser, Reichel, compagnon de Klee, Nicolas de Staël,Vieira da Silva…Ses œuvres ont été présentées, lors d’expositions communes, avec celles de Khadda et de Benanteur, en 1963 et 1967, et ont figuré dans l’exposition « Peintres Algériens » de 1964 au Musée des Arts Décoratifs qui a rassemblé la majorité des peintres contemporains  algériens et d’origine européenne, tels que Galliero, de Maisonseul, Maria Manton, Nallard etc. D’autres occasions de rencontres se sont présentées  plus tard.

 

 

Et avec ses amis ?

 

Artiste, poète et musicien, original, aimable, disert, séduisant, plein de talents, il ne pouvait que plaire, et avait beaucoup d’amis ; les amis de toujours venus d’Algérie, et ses nouveaux amis, admirateurs et collectionneurs de son œuvre. Il vécut assez solitaire dans ses quinze dernières années, mais reçut la visite des fidèles et de ceux qui connaissaient l’adresse de son atelier.

 

 

Guermaz a-t-il été consacré de son vivant ?

 

Oui, il a bien reçu la consécration de la critique à Oran comme à Paris tant que son œuvre put être présentée au public. Exposant à la galerie Colline d´Oran, il a reçu les critiques élogieuses de C.Chelten, Clermont, E.Cruck, M. Desclaux, R. Martin, F. Ribera. A Paris, dans les années 60, et plus encore dans les années 70, ses créations ont fait l’oobjet de textes souvent admirables de profondeur et de justesse de F. Angel, R. Barret, Bosquet, M.Cottaz, R.Dadoun, J.M. Dunoyer, F. Elgard, J.J. Léveque, R. Rémy, J.D. Rey, M. Tapié, J. Warnod. Mais après la fermeture  de la galerie Entremonde, Guermaz perdit le contact avec le public et la critique en France. Michel-Georges Bernard  souligne très justement dans la revue Algérie Littérature Action de mars-avril 2001, que «Les   rares ouvrages, articles, préfaces d’expositions qui  retracent  l’histoire de la peinture algérienne associent constamment le nom de Guermaz à ceux des artistes, nés dans les années 30, à qui l’on doit quelque vingt ans plus tard l’émergence d’une expression résolument moderne. » Il ajoute : «Mais l’attention ne s’est pas resserrée autour de celui qui était l’un des premiers représentants de la peinture algérienne».

 

 

Quels rapports entretenait-il avec l’Algérie ?

 

Devenu parisien en 1961, Guermaz a toujours maintenu le contact avec l’Algérie où son œuvre fut présente dans plusieurs expositions de groupe (voir chronologie ci-après). On peut citer ainsi les expositions de 1963, de 1964, de 1965, de 1967 (celle-ci à Tunis, avec Benanteur et Cherkhaoui) et de 1974. Sa dernière participation en Algérie remonte à 1986, avec « Peinture Algérienne Contemporaine » au Palais de la Culture d’Alger.

 

A combien estimez-vous le nombre de toiles peintes en France ?

 

Je les estime à 450 environ, entre son arrivée à Paris en 1961 et son décès en 1996.

 

 

Quels sont les Musées et collections publiques qui possèdent ses œuvres et les pays  disposant de collections particulières ?

 

Les collections publiques pouvant être citées sont les Musées des Beaux-Arts d’Alger et Ahmed Zabana d´Oran ainsi que les Fonds d’Art Contemporain, national et municipal, de Paris. Les autres collections, principalement privées, se trouvent en France, Allemagne, Belgique, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Suède, Suisse, Canada, Etats-Unis, Iran, Japon et au Moyen-Orient. 

 

 

Que devrait-on faire pour faire connaître son œuvre ?

 

L´objectif de toute action en ce sens serait de « briser le silence » qui entoure l’œuvre de Guermaz. Du temps a passé depuis qu’elle est entrée dans des collections publiques et privées et de nouvelles Écoles de peinture sont venues sur le devant de la scène. La peinture de Guermaz est aujourd’hui très méconnue. Nous pourrions suggérer l’établissement de relations avec les institutions et personnalités qui font autorité dans le domaine l’art ;

 

-mobiliser nos relations personnelles (conservateurs de musées, experts, professeurs d’université, commissaires priseurs...) les toiles « parlant » d’elles mêmes, à mon avis, quand on a la chance de les voir,

 

- convaincre un musée français (naturellement plus accessible à partir de Paris qu’un musée algérien) d’organiser, sous sa responsabilité, et dans un temps pas trop éloigné, et avec l’autorisation des ayants-droit, une exposition destinée à restaurer la notoriété du peintre. Il faudrait également utiliser tous les supports de communication modernes (films documentaires, DVD, pages Internet) pour atteindre le plus large public et ne négliger ni l´organisation de colloques, ni la publication de plaquettes ou d´articles de presse. Les actions menées en Algérie devraient avoir aussi des retombées positives en France. Je ne connais pas personnellement le « terrain ».

 

 

Propos recueillis par Hamid Skif

 

 

(1) « Abdelkader Guermaz, peintre du silence et de la lumière », et « Guermaz, à la conquête du cosmos » (Algérie Littérature /Action, n° 49-50, mars-avril 2001 et n° 65-66, nov.-déc. 2002).

 

(2) Association pour le Développement des Echanges Interculturels avec l’Afrique et l’Océanie

 

 

ABDELKADER GUERMAZ

 

1919. Naissance le 13 mai à Mascara.

 

1919-1937. Petite enfance et adolescence à Mascara, puis à Oran.

 

1937-1940. Ecole des Beaux-arts d'Oran.

 

1941-1961. Expositions de groupe, Galerie Colline, Oran.

 

1942-1954. Peintre en Lettres chez Henri-Assis, Oran.

 

1951. Participation à la Biennale de Menton (France).

 

1952-1961. Essayiste dans diverses revues littéraires : Simoun, l'Amitié par la Plume, Soleil...

 

1953. 1er Prix de Poésie de l'Amitié par la Plume.

 

1954-1961. Rédacteur au Journal Oran-Républicain.

 

1959. Lauréat du Prix du Président des Artistes Indépendants.

 

1960. Nommé Professeur de dessin à Oran. Exposition personnelle, Galerie Sésame, Mostaganem.

 

1961. Réalisation d'une fresque pour le Conseil Général de Mostaganem.

 

1941-1961. Etudes critiques de l'oeuvre de Guermaz par C. Chelten, Clermont, E. Cruck, M. Desclaux, R. Martin, Rey, F. Ribera...

 

1961. Départ de Guermaz pour Paris. Correspondant de presse parisien du Journal La République d'Oran. Rencontres avec les maîtres parisiens de l'abstraction lyrique.

 

1962-1963. Expositions de groupe au 62, rue de La Boétie, Paris.

 

1963 et 1967. Acquisition de deux oeuvres de Guermaz par la Ville de Paris.

 

1963-1981. Participation régulière aux Salons de Peinture parisiens.

 

1963. Exposition Peintres Algériens, Musée des Beaux-Arts d'Alger. Exposition personnelle, Galerie Marie-Jacqueline Dumay, Paris. Exposition Dix Peintres du Maghreb, Galerie Le Gouvernail, Paris.

 

1964. 1er Salon de l'UNAP (Union nationale des arts plastiques), Alger. Exposition de groupe, Galerie 54, Alger. Exposition Peintres Algériens, Musée des Arts Décoratifs, Paris. Prix du Ministère de la Coopération, Semaine Africaine de Nemours, Seine et Marne.

 

1965. Exposition Reflets et promesses, Galerie UNAP, Alger.

 

1966. Exposition Six Peintres du Maghreb, Galerie Peintres du Monde, Paris.

 

1967. Exposition de groupe, Semaines Musicales d'Orléans.

 

1967. Exposition de groupe, Tunis.

 

1970. Début d’une collaboration de dix ans avec la Galerie Entremonde, Paris.

 

1972. Exposition de groupe, Galerie Entremonde, Paris. Salon des Arts Plastiques, Tokyo.

 

1974. Exposition Internationale des Arts, Téhéran. Première exposition personnelle, Galerie Entremonde, Paris. 2ème Salon de l'UNAP, Alger.

 

1976-1981. Six expositions personnelles, Galerie Entremonde, Paris.

 

1976. Acquisition d'une œuvre de Guermaz par le Fonds National d'Art Contemporain, Paris.

 

1981. Exposition, Londres; Création d'un carton de tapisserie pour l'aéroport de Riyad, Arabie Saoudite. Exposition de groupe, Longwy, Meurthe-et-Moselle. Fermeture de la Galerie Entremonde, Paris.

 

1961-1981. Etudes critiques de l'oeuvre de Guermaz par F. Angel, R. Barret, A. Bosquet, M. Cottaz, R. Dadoun, J.M. Dunoyer, F. Elgar, J.J. Lévêque, Rêva Rémy, J.D. Rey, M. Tapié, J. Warnod...

 

1981-1996. Quinze années de création solitaire à Paris

 

1986. Exposition Peinture Algérienne Contemporaine, Palais de la Culture, Alger.

 

1996. Guermaz s'éteint à Paris le 9 août.

 

1993-2003. Etudes critiques par P. Rey, M.G. Bernard, R. Dadoun.

 

2003. Exposition Guermaz, Musée des Sciences de l'Homme, Paris du 6 au 31 mai.

 

 

Chronologie établie par Pierre Rey

 

 

 

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 11:57
Guermaz avait reçu la vision d’un autre monde ,dans les oeuvres qu’il exposait  a  Entremonde  dans les années 70....

Mais quel monde ? Celui de paysages mentaux imaginaires, d’un ailleurs ou il puisait son  état contemplatif et intemporel ,  cette «  reverie de  la matière » qui s’attachait  tant  a sa respiration  meme , le  dégageant des contraintes sordides  et aussi des apparences.

En  parcourant son oeuvre, nous avons l’impression  que sa main était guidée par cette poétique de l’absolu ou chacun semble heureux devant un monde meilleur  , et que le petit trou dans chaque toile en était un droit d’accès  a celui qui le méritait...


N’appelait  il pas les jeunes femmes,  ses   «  PRINCESSES »,  qu’il  parait des plus beaux bijoux du Cosmos , un Cosmos dont il  revait  dans un état sublimatoire...


Merci  Guermaz, vous etes sans doute heureux, la ou vous etes, mais  nous vous ressuscitrons, nous avons besoin de vous !

 

Michèle  Moncey

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 08:23

Ainsi s’exprime Guermaz dans une interview  qu’il donne en a son ami D.Rodoni en 1992. S’il fut peintre, poète, critique d’art, essayiste, correspondant de presse, il eut aussi la passion de la musique.C’est en termes musicaux qu’il nous livre sa conception de la composition d’un tableau. Rechercher l’harmonie, telle en est la clef.

La composition d’un tableau requiert pour lui un tracé des lignes maîtresses ,verticales de préférence, puis l’addition de petites lignes courbes et horizontales en accord avec les premières,pour parvenir a une structure harmonisant les lignes, les courbes,les formes et les plans.

Mais l’harmonisation des couleurs doit aussi être recherchée pour donner un ton a la toile, a partir d’équilibres qui n’en heurtent pas le panorama général, mais n’excluent pas les contrepoints ou les oppositions, par exemple, entre des tons chauds qui vibrent et des tons froids qui apaisent la toile ...

Alors, selon lui, le peintre peut considérer sa toile comme réussie s’il parvient à en découvrir l’ « harmonie centralisée » et a l’ « orchestrer » comme une symphonie.

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 08:57

Guermaz a donné un sens a son œuvre , qui est présent dans ses premières créations et qu’il n’a  cessé  d’approfondir, de sa jeunesse a sa maturité, pour lui donner une portée métaphysique .Mais il est aussi évident que l’on peut y observer une  continuité  dans la manière dont l’idée, l’intention,le sentiment éprouvé devant la nature ou l’objet, le rayonnement intérieur de l’artiste  sont « rendus visibles » par des « moyens plastiques appropriés »,  selon l’expression de Paul Klee .

 

Dans ses premières oeuvres, c’est en véritable poète qu’il transfigure la réalité des objets qui l’entourent .  Lorsqu’il adopte le vocabulaire de l’abstraction , il s’éloigne de la représentation du monde ,mais c’est, pourrait -  on dire, pour mieux etre a son unisson,  pour mieux traduire l’émotion qu’il ressent en sa présence.  Parvenu a la maturité,   il puise son pouvoir créateur dans la méditation et reflète dans son œuvre la lumière qu’il perçoit au plus profond de lui-même. Il semble alors  avoir accompli tout le chemin qui l’éloigne du monde ,  mais c’est a ce moment  meme  qu’il  prend conscience d’y appartenir tout entier.  Il a l’intime conviction que chacun d’entre nous, et que chaque chose en particulier, détiennent une part de l’Univers, et dans le regard qu’il porte sur elles , les choses sont désormais un caractère sacré ,puisqu’elles sont le reflet du divin.  

 

Guermaz  maitrise  aussi  de longue date  l’harmonie des lignes,des courbes,des formes et des plans, les combinaisons de couleurs ,le travail de la matière, présents dans ses premières œuvres ainsi que dans celles de sa maturité.  Il a ,de meme ,une manière tout a fait particulière de faire surgir la lumière de la profondeur de la couche picturale  qui sert son dessein de caractère métaphysique,  et son travail de la matière a la surface de la toile contribue de façon décisive a l’élaboration de la forme.

 

Guermaz mérite notre admiration au meme titre que celle que nous portons aux plus grands peintres de notre époque.

 

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 07:44

Parution dans El Watan,grand quotidien algérien,sous la plume de Hamid Skif , romancier et journaliste algérien, dans le numéro 5057 du jeudi 28 juin 200 :
rubrique  "Arts et Lettres", d'un article intitulé ":

             " GUERMAZ   L'OUBLIE  "

dans lequel l'auteur fait état de son intention de préparer  un livre sur Guermaz  et introduit le texte d'une interview  qu'il a réalisée récemment  auprès de Pierre  Rey sous forme de réponses  a  dix questions qui permettent de cerner l'itinéraire personnel du peintre, l'évolution de son oeuvre, et la place qu'il  a occupée dans l'histoire de la peinture algérienne  moderne et dans celle de la Nouvelle Ecole de Paris, que l'on a malheureusement oublié de lui reconnaitre aujourdh'ui.

 

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