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A Propos De Guermaz

  • Le cercle des amis de Guermaz
  • Abdelkader Guermaz est un peintre non figuratif de la nouvelle Ecole de Paris,l'ainé de la génération des fondateurs de l'art algérien moderne.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 16:06

 

UN CYCLE DE CONFERENCES D’HISTOIRE DE L’ART
sous l’égide de Noëlle Pardon et de Jean- Rodolphe Loth

 

Créteil le 7 mars 2014
Guermaz 1919 - 1996 peintre non - figuratif algérien de la Nouvelle Ecole de Paris

 

Sous ce titre interviendront successivement :
Jean- Rodolphe Loth qui ouvrira la séance,
Noëlle Pardon qui se souviendra des circonstances de son acquisition, à Alger en 1964, d’une œuvre de Guermaz,
Pierre Rey qui rappellera le contexte dans lequel est née et s’est développée l’œuvre du peintre,
Françoise Py qui fera l’analyse de ses œuvres, projetées sur un écran, au plan conceptuel, esthétique et plastique.

 

Qui fut donc Guermaz ? Quelques repères :

Né à Mascara (Algérie), mort à Paris

Actif à Oran 1940 - 1961 et à Paris 1961- 1996

Un des fondateurs de l’art algérien moderne

Expositions personnelles et de groupe

Salons parisiens et internationaux

Collections publiques et privées de par le monde

Accueil élogieux de la critique 1940- 1981

Quinze années de création solitaire 1981 - 1996

 

Guermaz, peintre de la Réalité Poétique, dans le contexte des années 40 à 50 en Algérie:

 

Ce n’est qu’à partir de 1920 qu’ont pu s’exprimer, dans le cadre colonial, la première puis la seconde génération des peintres algériens autochtones. Dans un orientalisme déclinant ces nouveaux peintres orientaux, ont dépeint des scènes colorées de la vie traditionnelle en l’Algérie et des paysages, au moment même où le grand miniaturiste Mohamed Racim connaissait une réussite éclatante.

 

Guermaz , jeune peintre né à Mascara en 1919, partagera au début des années 40 à sa sortie de l’Ecole des Beaux Arts d’Oran, dont il aura été le seul élève algérien avant Benanteur, la conception figurative des Peintres de la Réalité Poétique, que Bernard Dorival situera à mi-chemin entre le réalisme traditionnel et l’irréalisme moderne et, qui a été une des tendances de la peinture française des années 30, dans une période de retour à l’ordre.

 

Sensible au monde qui l’entoure, il en recréera l’atmosphère dans des toiles très colorées, scènes de la vie locale, scènes d’intérieur et natures mortes.

Peintre talentueux, il sera invité à participer, jusqu’à la fin des années 50, à des expositions de groupe de peintres algériens et d’origine européenne à la galerie Colline à Oran.

 

Une orientation des peintres algériens vers l’abstraction

 

Pour la première fois se révèle en Algérie dans les années 40 un mouvement abstrait, dont Galliero, de Maisonseul, Bouzid, furent les représentants.

Mais c’est véritablement au début des années 50, dans un climat de revendication et de tension extrême, qu’y sera contestée la vision figurative de la peinture, étrangère à la tradition séculaire maghrébine.

 

Suivant l’exemple des peintres de l’avant-garde parisienne qui se sont tournés vers l’abstraction après 45, des peintres algériens de lagénération des années 30 s’orienteront vers l’abstraction.

Ils seront en contact à Paris avec cette avant - garde plusieurs années durant, Khadda, Benanteur, Issiakhem dès 1953, Mesli à partir de 1954, Bouzid de 1955, avant d’être de retour à Alger, pour la plupart, au moment de l’Indépendance en 1962.

 

A partir de 1955 Guermaz devient progressivement un peintre de l’abstraction:

 

C’est en Algérie même qu’à partir de 1955 Guermaz s’oriente vers l’abstraction. Il y sera à Oran même, comme l’a dit Malika Dorbani Bouabdella , le premier artiste au nom arabe ou berbère à être cité comme l’initiateur de l’art abstrait au même titre que de Maisonseul ( … ) .La grande fresque abstraite qu’il réalisera en 1961 à Mostaganem en témoigne.

Etabli à Paris en 1961, cette fresque trouvera son prolongement dans ses toiles parisiennes des années 60.

Dans ses .Rythmes abstraits Guermaz se sera éloigné de la représentation du monde pour mieux être à son unisson et mieux exprimer, avec les seules ressources du vocabulaire plastique, les sensations et les émotions qu’il éprouve à son contact. Dans maints de ceux-ci il insèrera dans un réseau de verticales et d’horizontales une infinité de taches de couleur.

 

Guermaz, une double démarche picturale et spirituelle à partir des années 70:

 

A compter des années 70, Guermaz s’engagera dans une démarche spirituelle .Imprégné de culture occidentale, il est resté un oriental.

Il partagera alors les références au mysticisme et la quête identitaire, un retour à l’origine, de maints écrivains, poètes et artistes maghrébins, puisant désormais son inspiration dans la méditation à la recherche de la lumière, qu’il reflètera et réfléchira dans son œuvre.

 

Selon une dialectique du vide et du plein dont Beîda Chickhi rappellera les modalités, vont bientôt surgir de ses toiles blanches, des signes, des taches de couleur, des reliefs, des paysages symboliques, dans lesquels le monde spirituel et le monde sensible, ou soit dit autrement, l’esprit et la matière, seront indissolublement liés, selon la conception de la mystique soufie de l’Unité du monde qu’il partage.

 

Il s’éteindra à Paris en 1996.

 

Pierre Rey

 

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Publié par : Le cercle des amis de Guermaz - dans actualités
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