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Introduction

Abdelkader Guermaz est un peintre non figuratif de la nouvelle Ecole de Paris,l'ainé de la génération des fondateurs de l'art algérien moderne.

L'ouverture du site "Guermaz.com" ,en relation avec d'autres sites qui enrichissent son contenu (voir rubrique "liens") ,va permettre d'acquérir une très bonne connaissance de son oeuvre qui fut tenue en haute estime par la critique,très appréciée du public, et est entrée dans de nombreuses collections publiques et privées.
Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 18:06
C’était un jour de 1968. Philippe me téléphone « Anne –Marie, je voudrais que vous veniez très vite à la galerie! Je prépare l’accrochage de quelques unes des toiles d’un peintre intéressant dont j’ai fait très récemment la connaissance. J’aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez ... C’est très important! »

Je m’y rends dès le lendemain. Philippe m’y reçoit et me met en présence de quelques unes de ces toiles ....J’en suis aussitôt éblouie, transportée, et j’éprouve une sorte de vertige!

A l’ évidence, j’ai le sentiment profond, que j’assiste à l’avènement d’un « nouveau monde »... !

J’en fait part à Philippe, et, très vite, je décide de faire l’acquisition de deux d’entre elles.

Je n’ai pas, à vrai dire, rencontré Guermaz ce jour la. C’est étrange, car il était bien, m’a-t-on dit, présent à la galerie à l’heure de ma visite! Mais il ne s’était pas fait reconnaître! Avec beaucoup de discrétion et d’humilité, il était en effet occupé à entretenir la belle rampe de la galerie qui est une oeuvre de César....

Je n’ai fait sa connaissance que le lendemain, lors du vernissage.

Guermaz était souriant, heureux d’être entouré, élégant, presque excentrique, veste, chemise et foulard de couleur ...

Philippe me le présente. Guermaz s’enquiert de savoir si j’ai fait les Beaux Arts ... tant j’apprécie sa peinture! Puis il me demande: « Qui étés vous? » Je lui réponds : « Je ne sais pas, Monsieur, car je n’ai pas assez de mots pour exprimer tout ce que je ressens en présence de votre œuvre! ».

A l’issue du vernissage, nous convenons d’un rendez vous pour le samedi suivant! Pendant des années, environ 20 ans, j’aurai la joie de le rencontrer chaque samedi.

Je me souviens des promenades que nous avons faites ensemble dans Paris, au Quartier Latin, à Montmartre, aux Champs Elysées, de nos visites dans les galeries, rue de Seine, ou rue Mazarine, où nous retrouvions nos amis de la galerie Entremonde, dans les Salons où son œuvre était exposée, ou dans les musées. Je me rappel aussi qu’il se rendait chez Silvia Monfort, comédienne de très grand talent et Directrice du Carré, pour discuter de certains des textes qu’elle y présentait. Je me souviens de nos après midis au cirque qu’il aimait tant, ou au cinéma - ah « Les Dix Commandements »! que nous avons vus et revus, ainsi que le film Ben Hur -. Mais je me rappelle aussi du restaurant « Chinois » et de la brasserie Corona où nous parlions pendant des heures de peintures de musique etc., et des bistrots de la rue de La Huchette ou nous nous retrouvions pour déjeuner.....

Combien de fois l’ai-je accompagné lorsqu’il allait chercher des toiles et des couleurs - on sait avec quel soin il les choisissait - et combien de fois l’ai je raccompagné à l’atelier où Isabelle Rouault lui permettait de travailler et ou j’ai acquis les plus belles oeuvres de ma collection!

Lors de nos rencontres, Guermaz était gai, disert, il aimait rire, mais toujours avec retenue; sa conversation était intéressante à tous égards! Il m’entretenait souvent de science, de philosophie, de Dieu, de l’amour divin, sans toutefois parler de « religion », car il n’aurait jamais juré que Dieu existe! Non, sa foi était tout autre: Dieu n’était il pas Esprit? disait il.

Guermaz était heureux. Oui, mais heureux dans la souffrance d’une démarche spirituelle très exigeante qui lui demandait tant de sacrifices!

Il était on ne peut plus généreux, alors qu’il menait une vie simple et modeste. Mais il ne s’est jamais plaint de ses conditions de vie difficiles.

Ce qu’il souhaitait avant tout c’était d’être libre et en paix!

Il nous a quittés, mais son oeuvre demeure! Merci.

Guermaz merci d’être venu dans notre belle France pour nous apporter une vérité par votre peinture.

Paris est universel pour de tous les esprits de valeur, me disait il. Regardez le Anne-Marie, dans tout sa splendeur et toute sa beauté quand il est dans la brume …

GUERMAZ MERCI - Vous serez toujours avec nous qui vous connaissons.

Anne-Marie Rochard-Ibstedt
Par Le cercle des amis de Guermaz - Publié dans : actualités
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /Déc /2007 18:27

Article de Daniel Bourdier  : Rencontre avec Guermaz

Par Le cercle des amis de Guermaz - Publié dans : actualités
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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /Nov /2007 18:50

Cet enfant de Mascara fut l’aîné des pionniers de la peinture moderne algérienne. L’écrivain Hamid Skif qui prépare un livre sur lui nous en parle et fait parler Pierre Rey, passionné de ce peintre.

Par fidélité à l´histoire de ma famille et à mon enfance, j´ai décidé d´écrire une biographie du peintre Abdelkader Guermaz (1919-1996). Je ne vais pas expliquer, ici, les détails de cette histoire. L´essentiel est de dire qu´il est vital de rendre à l´actualité l´un des plus grands peintres algériens, disparu à Paris dans le silence de l´Algérie officielle.

 

Je sais que ce travail sera ardu, long, difficile. Guermaz, si ouvert à la complexité du monde,  avait aussi ses jardins secrets. Je vais devoir voyager dans le passé, exhumer des pans d´histoire, interroger des spécialistes, des témoins, des parents, des amis, visiter les lieux où il a vécu, sentir les odeurs de ses paysages, vibrer aussi à l´évocation de la profondeur de ses recherches. Il me faudra faire tout cela en ayant à l´esprit les premières images que ma mémoire d´enfant a gardé au plus profond d´elle-même : celle d´un géant qui me fascinait.

 

Pierre Rey figure parmi ceux que j´ai décidé d´interviewer pour écrire cette biographie. Il est un des meilleurs connaisseurs de l´œuvre d’Abdelkader Guermaz. Depuis 1970, année de leur rencontre, il collectionne et étudie ses toiles. Juriste doublé d´un économiste (il est licencié en droit et docteur en sciences économiques), Pierre Rey a suivi, par passion, des études en histoire de l´art et obtenu un DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies) à l´Institut d´Art et d´Archéologie de Paris I.

 

Ayant mené toute sa carrière dans le marketing et les études économiques d’une entreprise française de production de verres spéciaux destinés à l´industrie et la science, Pierre Rey  a voyagé en Espagne, Grèce et Italie pour parfaire sa formation artistique. Au terme de sa vie professionnelle, il consacre son temps à l´œuvre de Guermaz. Méthodique, il établit un programme de recherche et entame l´écriture d´articles (1) avant d´être associé en mai 2003, dans le cadre de « Djazaïr, Une Année de l’Algérie en France », à l’organisation, par l’A.D.E.I.A.O (2) d’une exposition de l’œuvre de Guermaz.

 

Aujourd´hui, Pierre Rey et son groupe de relations contribuent activement à faire connaître l’œuvre de Guermaz au travers du « Cercle des Amis » du peintre qui entretient un site Internet et compte organiser plusieurs manifestions pour lui rendre hommage.

 

 

 

L´INTERVIEW

 

 

 

Dans quelles circonstances avez-vous connu Guermaz ?

 

Je ne le connaissais pas avant la découverte fortuite de son oeuvre à la galerie Entremonde, rue Mazarine, à Paris, en 1970. Quelque temps après, je ferai la connaissance de cet homme attachant, généreux, amical et disert, mais aussi discret, ne se livrant pas volontiers, appréciant de se retirer pour méditer.

 

 

Quelle a été votre première impression devant une toile de Guermaz ?

 

J’ai éprouvé une émotion profonde, un choc ! Du seul mouvement de la matière  picturale, toute en vibrations, à la surface de la toile uniformément blanche, je crus entrevoir l’infini ! Je me portai aussitôt acquéreur de cette œuvre d’une très haute inspiration.

 

 

Comment qualifieriez-vous sa peinture ?

 

Comme un « pont »  entre les deux rives de la Méditerranée, celle d’un peintre non-figuratif algérien de l’Ecole de Paris, l’aîné des fondateurs de l’art algérien moderne. Acteur du « mouvement abstrait » algérien, il a bien été aussi un des meilleurs représentants de l’Abstraction Lyrique  en France. Si vous le permettez, je vais vous retracer quelques étapes de sa démarche.

 

Dans les années 40, nous pouvons dire qu´il adhère à la conception figurative des « Peintres de la Réalité Poétique » (natures mortes, scènes de la vie oranaise). Entre les années 1955 et 1970, il entre  dans la voie de l’abstraction : expression des sensations et des émotions éprouvées au contact du monde et au moyen des seules ressources du vocabulaire plastique : insertion d’une infinité de taches de couleur dans un réseau de lignes verticales et horizontales dont le noir renforce la structure. Les années 70 témoignent de son engagement dans une démarche spirituelle : recherche de la lumière et de la plénitude, des œuvres uniformément blanches qui se peuplent bientôt de « signes », de taches de couleur qui s’assemblent en de petits ensembles et donnent naissance à des « paysages », lieux de mémoire et territoires « mythiques », mais aussi  témoignages  des pas que le peintre accomplit sur la voie de la sagesse. Enfin, entre 1980 et 1996, ses  œuvres deviennent plus abstraites encore, ses « paysages » s’épurent, dévoilent un univers de sable et de roches mises a nu, et s’ouvrent de proche en proche sur l’infini. L’artiste semble déjà percevoir l’espace « cosmique ».  Toutefois, Guermaz ne s’est pas interdit de traduire d’autres états d’âme que la sérénité, et a eu recours à autant de vocabulaires plastiques, de choix de formes, de couleurs, de matières, que son goût de la recherche et son plaisir de peindre lui ont suggérés.

 

 

Quelle était sa manière de travailler ?

 

Guermaz s’est dit lui-même  à la fois « artisan » (il choisissait avec soin ses toiles), « alchimiste» (il savait maîtriser les réactions chimiques des pigments sur la toile) et « créateur », car il fut toujours à la recherche de l’ « harmonie » dans la construction du tableau, le choix des couleurs afin de  donner un « ton » à la toile et d’obtenir une « structure  de couleurs » à partir d’ « équilibres » n’excluant pas des « contrepoints ».

 

De même, il aura une manière tout à fait particulière de faire surgir la lumière des profondeurs de la couche picturale et accordera une place prépondérante au travail de la matière à la surface de la toile, contribuant ainsi à l élaboration de la forme.

 

 

Pouvait-il vivre de sa peinture ?

 

A sa sortie de l’Ecole des Beaux-Arts d’Oran, il expose très vite ses œuvres à la galerie Colline (Oran), mais pour  vivre, il est «peintre en lettres»  et rédacteur à Oran Républicain. A Paris, il sera un temps correspondant du journal « La République »  d´Oran, et fera  des « portraits-minute » tout en participant à des Salons et en vendant ses toiles à des amateurs éclairés. De la fin des années 60 à 1981, il exposera ses toiles à la galerie Entremonde et vivra modestement de sa peinture, mais sa préoccupation première sera, jusqu’à sa mort, de poursuivre et faire évoluer son œuvre, véritable témoignage et accomplissement de son engagement spirituel.

 

 

Quels étaient, selon vous, les rapports de Guermaz avec les peintres de sa génération ?

 

A la galerie Colline, il a côtoyé des peintres tels qu’Ali Khodja, Bachir Yellès, Benaboura, Bouzid, Laidi, Mesli et des artistes d’origine européenne, tels qu’Oudot Caillard, Poncelet, Clavé, Pelayo, Daufin. Il a entretenu d´excellents rapports avec eux et a été l’ami de Benanteur,  Bouqueton, Galliero, Nallard, Pouget, Vicente. A Paris, il a admiré, aux cimaises des galeries, Bissière, Bazaine, Moser, Reichel, compagnon de Klee, Nicolas de Staël,Vieira da Silva…Ses œuvres ont été présentées, lors d’expositions communes, avec celles de Khadda et de Benanteur, en 1963 et 1967, et ont figuré dans l’exposition « Peintres Algériens » de 1964 au Musée des Arts Décoratifs qui a rassemblé la majorité des peintres contemporains  algériens et d’origine européenne, tels que Galliero, de Maisonseul, Maria Manton, Nallard etc. D’autres occasions de rencontres se sont présentées  plus tard.

 

 

Et avec ses amis ?

 

Artiste, poète et musicien, original, aimable, disert, séduisant, plein de talents, il ne pouvait que plaire, et avait beaucoup d’amis ; les amis de toujours venus d’Algérie, et ses nouveaux amis, admirateurs et collectionneurs de son œuvre. Il vécut assez solitaire dans ses quinze dernières années, mais reçut la visite des fidèles et de ceux qui connaissaient l’adresse de son atelier.

 

 

Guermaz a-t-il été consacré de son vivant ?

 

Oui, il a bien reçu la consécration de la critique à Oran comme à Paris tant que son œuvre put être présentée au public. Exposant à la galerie Colline d´Oran, il a reçu les critiques élogieuses de C.Chelten, Clermont, E.Cruck, M. Desclaux, R. Martin, F. Ribera. A Paris, dans les années 60, et plus encore dans les années 70, ses créations ont fait l’oobjet de textes souvent admirables de profondeur et de justesse de F. Angel, R. Barret, Bosquet, M.Cottaz, R.Dadoun, J.M. Dunoyer, F. Elgard, J.J. Léveque, R. Rémy, J.D. Rey, M. Tapié, J. Warnod. Mais après la fermeture  de la galerie Entremonde, Guermaz perdit le contact avec le public et la critique en France. Michel-Georges Bernard  souligne très justement dans la revue Algérie Littérature Action de mars-avril 2001, que «Les   rares ouvrages, articles, préfaces d’expositions qui  retracent  l’histoire de la peinture algérienne associent constamment le nom de Guermaz à ceux des artistes, nés dans les années 30, à qui l’on doit quelque vingt ans plus tard l’émergence d’une expression résolument moderne. » Il ajoute : «Mais l’attention ne s’est pas resserrée autour de celui qui était l’un des premiers représentants de la peinture algérienne».

 

 

Quels rapports entretenait-il avec l’Algérie ?

 

Devenu parisien en 1961, Guermaz a toujours maintenu le contact avec l’Algérie où son œuvre fut présente dans plusieurs expositions de groupe (voir chronologie ci-après). On peut citer ainsi les expositions de 1963, de 1964, de 1965, de 1967 (celle-ci à Tunis, avec Benanteur et Cherkhaoui) et de 1974. Sa dernière participation en Algérie remonte à 1986, avec « Peinture Algérienne Contemporaine » au Palais de la Culture d’Alger.

 

A combien estimez-vous le nombre de toiles peintes en France ?

 

Je les estime à 450 environ, entre son arrivée à Paris en 1961 et son décès en 1996.

 

 

Quels sont les Musées et collections publiques qui possèdent ses œuvres et les pays  disposant de collections particulières ?

 

Les collections publiques pouvant être citées sont les Musées des Beaux-Arts d’Alger et Ahmed Zabana d´Oran ainsi que les Fonds d’Art Contemporain, national et municipal, de Paris. Les autres collections, principalement privées, se trouvent en France, Allemagne, Belgique, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Suède, Suisse, Canada, Etats-Unis, Iran, Japon et au Moyen-Orient. 

 

 

Que devrait-on faire pour faire connaître son œuvre ?

 

L´objectif de toute action en ce sens serait de « briser le silence » qui entoure l’œuvre de Guermaz. Du temps a passé depuis qu’elle est entrée dans des collections publiques et privées et de nouvelles Écoles de peinture sont venues sur le devant de la scène. La peinture de Guermaz est aujourd’hui très méconnue. Nous pourrions suggérer l’établissement de relations avec les institutions et personnalités qui font autorité dans le domaine l’art ;

 

-mobiliser nos relations personnelles (conservateurs de musées, experts, professeurs d’université, commissaires priseurs...) les toiles « parlant » d’elles mêmes, à mon avis, quand on a la chance de les voir,

 

- convaincre un musée français (naturellement plus accessible à partir de Paris qu’un musée algérien) d’organiser, sous sa responsabilité, et dans un temps pas trop éloigné, et avec l’autorisation des ayants-droit, une exposition destinée à restaurer la notoriété du peintre. Il faudrait également utiliser tous les supports de communication modernes (films documentaires, DVD, pages Internet) pour atteindre le plus large public et ne négliger ni l´organisation de colloques, ni la publication de plaquettes ou d´articles de presse. Les actions menées en Algérie devraient avoir aussi des retombées positives en France. Je ne connais pas personnellement le « terrain ».

 

 

Propos recueillis par Hamid Skif

 

 

(1) « Abdelkader Guermaz, peintre du silence et de la lumière », et « Guermaz, à la conquête du cosmos » (Algérie Littérature /Action, n° 49-50, mars-avril 2001 et n° 65-66, nov.-déc. 2002).

 

(2) Association pour le Développement des Echanges Interculturels avec l’Afrique et l’Océanie

 

 

ABDELKADER GUERMAZ

 

1919. Naissance le 13 mai à Mascara.

 

1919-1937. Petite enfance et adolescence à Mascara, puis à Oran.

 

1937-1940. Ecole des Beaux-arts d'Oran.

 

1941-1961. Expositions de groupe, Galerie Colline, Oran.

 

1942-1954. Peintre en Lettres chez Henri-Assis, Oran.

 

1951. Participation à la Biennale de Menton (France).

 

1952-1961. Essayiste dans diverses revues littéraires : Simoun, l'Amitié par la Plume, Soleil...

 

1953. 1er Prix de Poésie de l'Amitié par la Plume.

 

1954-1961. Rédacteur au Journal Oran-Républicain.

 

1959. Lauréat du Prix du Président des Artistes Indépendants.

 

1960. Nommé Professeur de dessin à Oran. Exposition personnelle, Galerie Sésame, Mostaganem.

 

1961. Réalisation d'une fresque pour le Conseil Général de Mostaganem.

 

1941-1961. Etudes critiques de l'oeuvre de Guermaz par C. Chelten, Clermont, E. Cruck, M. Desclaux, R. Martin, Rey, F. Ribera...

 

1961. Départ de Guermaz pour Paris. Correspondant de presse parisien du Journal La République d'Oran. Rencontres avec les maîtres parisiens de l'abstraction lyrique.

 

1962-1963. Expositions de groupe au 62, rue de La Boétie, Paris.

 

1963 et 1967. Acquisition de deux oeuvres de Guermaz par la Ville de Paris.

 

1963-1981. Participation régulière aux Salons de Peinture parisiens.

 

1963. Exposition Peintres Algériens, Musée des Beaux-Arts d'Alger. Exposition personnelle, Galerie Marie-Jacqueline Dumay, Paris. Exposition Dix Peintres du Maghreb, Galerie Le Gouvernail, Paris.

 

1964. 1er Salon de l'UNAP (Union nationale des arts plastiques), Alger. Exposition de groupe, Galerie 54, Alger. Exposition Peintres Algériens, Musée des Arts Décoratifs, Paris. Prix du Ministère de la Coopération, Semaine Africaine de Nemours, Seine et Marne.

 

1965. Exposition Reflets et promesses, Galerie UNAP, Alger.

 

1966. Exposition Six Peintres du Maghreb, Galerie Peintres du Monde, Paris.

 

1967. Exposition de groupe, Semaines Musicales d'Orléans.

 

1967. Exposition de groupe, Tunis.

 

1970. Début d’une collaboration de dix ans avec la Galerie Entremonde, Paris.

 

1972. Exposition de groupe, Galerie Entremonde, Paris. Salon des Arts Plastiques, Tokyo.

 

1974. Exposition Internationale des Arts, Téhéran. Première exposition personnelle, Galerie Entremonde, Paris. 2ème Salon de l'UNAP, Alger.

 

1976-1981. Six expositions personnelles, Galerie Entremonde, Paris.

 

1976. Acquisition d'une œuvre de Guermaz par le Fonds National d'Art Contemporain, Paris.

 

1981. Exposition, Londres; Création d'un carton de tapisserie pour l'aéroport de Riyad, Arabie Saoudite. Exposition de groupe, Longwy, Meurthe-et-Moselle. Fermeture de la Galerie Entremonde, Paris.

 

1961-1981. Etudes critiques de l'oeuvre de Guermaz par F. Angel, R. Barret, A. Bosquet, M. Cottaz, R. Dadoun, J.M. Dunoyer, F. Elgar, J.J. Lévêque, Rêva Rémy, J.D. Rey, M. Tapié, J. Warnod...

 

1981-1996. Quinze années de création solitaire à Paris

 

1986. Exposition Peinture Algérienne Contemporaine, Palais de la Culture, Alger.

 

1996. Guermaz s'éteint à Paris le 9 août.

 

1993-2003. Etudes critiques par P. Rey, M.G. Bernard, R. Dadoun.

 

2003. Exposition Guermaz, Musée des Sciences de l'Homme, Paris du 6 au 31 mai.

 

 

Chronologie établie par Pierre Rey

 

 

 

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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /Nov /2007 12:57
Guermaz avait reçu la vision d’un autre monde ,dans les oeuvres qu’il exposait  a  Entremonde  dans les années 70....

Mais quel monde ? Celui de paysages mentaux imaginaires, d’un ailleurs ou il puisait son  état contemplatif et intemporel ,  cette «  reverie de  la matière » qui s’attachait  tant  a sa respiration  meme , le  dégageant des contraintes sordides  et aussi des apparences.

En  parcourant son oeuvre, nous avons l’impression  que sa main était guidée par cette poétique de l’absolu ou chacun semble heureux devant un monde meilleur  , et que le petit trou dans chaque toile en était un droit d’accès  a celui qui le méritait...


N’appelait  il pas les jeunes femmes,  ses   «  PRINCESSES »,  qu’il  parait des plus beaux bijoux du Cosmos , un Cosmos dont il  revait  dans un état sublimatoire...


Merci  Guermaz, vous etes sans doute heureux, la ou vous etes, mais  nous vous ressuscitrons, nous avons besoin de vous !

 

Michèle  Moncey

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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /Sep /2007 10:23

Ainsi s’exprime Guermaz dans une interview  qu’il donne en a son ami D.Rodoni en 1992. S’il fut peintre, poète, critique d’art, essayiste, correspondant de presse, il eut aussi la passion de la musique.C’est en termes musicaux qu’il nous livre sa conception de la composition d’un tableau. Rechercher l’harmonie, telle en est la clef.

La composition d’un tableau requiert pour lui un tracé des lignes maîtresses ,verticales de préférence, puis l’addition de petites lignes courbes et horizontales en accord avec les premières,pour parvenir a une structure harmonisant les lignes, les courbes,les formes et les plans.

Mais l’harmonisation des couleurs doit aussi être recherchée pour donner un ton a la toile, a partir d’équilibres qui n’en heurtent pas le panorama général, mais n’excluent pas les contrepoints ou les oppositions, par exemple, entre des tons chauds qui vibrent et des tons froids qui apaisent la toile ...

Alors, selon lui, le peintre peut considérer sa toile comme réussie s’il parvient à en découvrir l’ « harmonie centralisée » et a l’ « orchestrer » comme une symphonie.

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